Hier, petite déprime, c’était l’anniversaire de Claudette comme Facebook, ce grand cimetière virtuel, le rappelle à tous ses amis. Une cicatrice mal guérie, un membre amputé dont la douleur ne disparaîtra jamais… Lisbonne, Sète, Séville, la Bretagne… autant de prothèses qui n’auront jamais la valeur de la présence réelle. À cela je ne connais qu’un seul remède : fatiguer le corps. Je sais ce que cela peut avoir de mystique car dans de nombreuses religions, la fatigue, la souffrance des corps est un des moyens d’accéder à la présence réelle à Dieu, quel qu’il soit. Les innombrables images religieuses, ici, ne cessent de le rappeler. Peut-être, mais ma mystique est laïque si ces termes ne sont pas antinomiques et si fatiguer mon corps est une guérison psychique c’est parce que cette fatigue m’offre des plaisirs d’un autre ordre. Une longue marche dans le séduisant quartier de Santa Cruz que je ne connaissais pas encore, puis une autre longue marche sur la longue promenade bien aménagée de la rive gauche du Guadalquiivir, puis une heure de piscine et un repas très simple en soirée Place San Marcos au milieu des familles venues profiter de la douceur de l’avant-nuit et le corps a purgé la tête de toutes ses pensées négatives me redonnant envie de créer. Marcher, marcher, marcher… davantage même, la marche m’est un stimulant intellectuel qui me donne envie de créer. Mon projet, d’œuvre en expansion et progrès permanent, « Un Monde Incertain » avance donc bien. J’ai même réussi à convaincre un certain nombre d’écrivains dont, sur Facebook, j’apprécie le travail ou les interventions à y participer dans le même esprit. Il y en a déjà deux qui sont actifs sur mon site www.balpe.name et ça va s’amplifier. Chacun d’eux, à sa façon, va contribuer à l’élaboration de l’ensemble et, si ça fonctionne, il faudra attendre la disparition de tous pour que l’œuvre s’arrête.

Pas grand chose à voir avec Séville, si ce n’est que Sylvestre Saint-Loup m’a demandé d’intervenir sur mes photos religieuses, ce que je lui ai accordé avec plaisir d’autant que, du coup, j’ai envie d’en accroître la série et de les lui envoyer.

Autre chose aujourd’hui, comme il n’y avait presque pas de queue, j’ai enfin pu visiter l’Alcazar et, à ma grande surprise, j’en avais déjà vu une grande partie en visitant l’Université attenante sauf que la visite de l’Université était gratuite et celle de l’Alcazar payante. Je n’ai donc rien compris. Si on ne connaît pas des palais arabes, l’alcazar, ses jardins, est une merveille, mais si on connaît celui de Grenade, je ne le trouve pas à la même hauteur. Celui de Grenade est un rêve, celui de Séville un bel ensemble. Mais là encore, je ne donne que mon opinion personnelle et je pense que tout le monde ne sera pas d’accord. Ensuite, après 14 heures, il fait trop chaud pour marcher. Je rentre, travaille un peu, un quart d’heure de sieste et puis, vers 16 heures, piscine.